Comment
Comment by Petityabavieux on May 9, 2012 at 2:06pm Notice Biographique: Anicet Mobe, l'expert socio-politique et intellectuel Congolais, fait la Une en France et en Afrique. Il est sollicité par le quotidien belge Le Soir, le magazine L'Africain, LaCroix, RFI . Quelques unes de ses pertinentes réflexions sont conteneues dans le magazine international Nouvel Afrique Asie de ce mois de Septembre 2004. Anicet Mobe est un intellectuel Chrétien militant, ancien Vice-Président de l'UECA et Conseiller Spécial du Président du Congrès Panafricain de la Jeunesse. Juriste de formation, intellectuel intègre et conséquent. Il a cotoyé les barons politiques sans jamais se compromettre. Anicet Mobe ne s'est jamais laissé tenter par les offres des acteurs politiques Congolais (ex-Zairois) et leurs appels du pied à intégrer les arcanes du pouvoir à Kinshasa. Il faut cependant parier que cet intellectuel indépendant et patriote finira un jour par peser de tout son poids dans la gestion d'un Etat de droit au coeur de l' Afrique. Anicet Mobe est également reconnu en Europe comme l'un des plus grands spécialistes de la musique congolaise dont il est un chroniqueur assidu. Les stars de Zaiko, Papa Wemba et d'autres lui ont rendu hommage à travers plusieurs chansons. Anicet Mobe vit à Paris. Source
Comment by Petityabavieux on December 20, 2011 at 12:04pm Importante interview de M. Anicet Mobe dans Afrique Asie sur la crise congolaise. M. Mobe est chercheur a paris et correspondant occasionel du Monde Diplomatique et du Journal Le Soir
Reference: http://www.CongoLeaders.com/Mobe
http://fr.groups.yahoo.com/group/Congo-Experts/message/15
Les racines du mal congolais
ENTRETIEN AVEC ANICET MOBE , PAR FRANCIS LALOUPO
L’histoire de la république démocratique du Congo ressemble à une succession de rendez-vous manqués avec son histoire contemporaine et son destin. Livré aux furieux appétits des puissances économiques de la planète, ainsi qu’aux errements de ses leaders politiques, incapable de construire harmonieusement son devenir, le Congo poursuit, depuis quatre décennies, la longue quête de son indépendance – une quête inachevée. La crise qui déchire le pays depuis sept ans s’inscrit dans cette même logique, celle d’une série de convulsions qui, au fil des années, ont tissé la trame du chaos, transformant ce géant en un manège désordonné qui, de sa vie propre, précipite l’ensemble de l’édifice dans le néant politique, économique et culturel. Il faut ajouter à cela la dégradation du sens et de l’action politiques, entraînant une profonde crise morale et celle des valeurs dans une société désormais éclatée. Aujourd’hui, les enjeux sont les mêmes qu’à l’heure où le pays accédait à son indépendance : consolider les bases d’une souveraineté, d’une identité nationale et d’une communauté politique stable, se réapproprier la mémoire collective et maîtriser l’espace économique.
Entretien avec le chercheur congolais Anicet Mobe*, pour comprendre les sources du mal congolais et de la crise actuelle. Pour mieux saisir les contours du rêve congolais, toujours proclamé, et à maintes reprises contrarié depuis les lendemains d’une “décolonisation calamiteuse” et de l’assassinat du leader nationaliste Patrice Lumumba.
*Chercheur au Centre de sociologie de la défense de l’Ecole des Hautes Etudes en sciences sociales. Membre du Comité directeur du groupe “Défis”.
QUEL EST LE PORTRAIT QUE VOUS POURRIEZ FAIRE DU POUVOIR ACTUEL CHARGÉ DE CONDUIRE LA PÉRIODE DE TRANSITION POLITIQUE JUSQU’AUX PROCHAINES ÉLECTIONS ?
ANICET MOBE : Les Congolais sont tombés dans un piège devenu récurrent dans l’histoire du pays : l’ingénierie institutionnelle. On élabore des textes juridiques sophistiqués, qui finissent par aboutir à ce que certains ont appelé une monstruosité juridique, et qui se caractérise surtout par cette répartition du pouvoir, jusque dans les moindres détails, entre divers protagonistes de la lutte politique. Je ne suis pas certain que cela puisse constituer une quelconque solution à la crise. Parce que les problèmes fondamentaux ne sont toujours pas abordés. D’abord, celui de l’Etat. Comment peut-on espérer aujourd’hui organiser des élections alors qu’il n’y pas d’administration ? Comment peut-on parler de pouvoir, alors qu’il n’y a ni Etat ni service public ? Décrire le pouvoir aujourd’hui, cela n’a pas de sens et n’offre aucun intérêt. Le pouvoir, tel qu’il fonctionne aujourd’hui, ne répond pas aux aspirations du peuple congolais et aux questions essentielles auxquelles le pays est confronté, à savoir la reconstruction de l’Etat, la restauration de l’intégrité territoriale, la capacité offerte à la communauté des citoyens de maîtriser son destin. N’oublions pas que le pouvoir en place est déterminé, non pas par des contradictions politiques internes au Congo, mais par une dynamique extérieure.
LA CRISE DE L’ÉTAT EST LIÉE À L’ÉVOLUTION DE L’HISTOIRE POLITIQUE DU PAYS. C’EST LA CONSÉQUENCE D’UNE SITUATION QUI PRÉVALAIT AVANT LA GUERRE DE 1996 MENÉE PAR LAURENT-DÉSIRÉ KABILA, ET À LAQUELLE LE RÉGIME POST-MOBUTU N’A PAS SU APPORTER LES SOLUTIONS SOUHAITABLES…
ANICET MOBE : Cela est juste. Laurent-Désiré Kabila ne peut être tenu responsable de l’absence d’Etat au Congo. En réalité, depuis le début des années soixante-dix, sous le régi
Comment by Petityabavieux on December 20, 2011 at 11:59am
Comment by Petityabavieux on December 20, 2011 at 11:58am http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Fantômes_du_roi_Léopold
Comment by Petityabavieux on December 20, 2011 at 11:57am Les Fantômes du Roi Léopold II. Un holocauste oublié
Adam Hochschild
Janvier 1999
Alors qu’on croyait tout savoir du règne de Léopold II dans son Etat indépendant du Congo, le journaliste et professeur Adam Hochschild nous démontre qu’il n’en est rien. Au contraire, de larges zones d’ombre subsistent encore sur cette période durant laquelle périrent, selon l’auteur, dix millions de Congolais. Ce chiffre correspond à la moitié de la population locale de cette époque (1880-1920). L’auteur se garde cependant de qualifier cette hécatombe de génocide, car, souligne-t-il, l’Etat du Congo ne voulait pas délibérément annihiler un groupe ethnique. Des Congolais qui, sous la contrainte de l’armée coloniale, la Force publique, furent embrigadés dans le système économique imposé par la métropole.
L’ouvrage démonte minutieusement les mécanismes de cette violence inouïe, facteur essentiel de rentabilité de l’économie de coercition. Les profits tirés de l’exploitation de caoutchouc et du copal - équivalant à 6 millions de francs belges actuels - revinrent totalement au roi Léopold II, qui ne se rendit jamais au Congo. Adam Hochschild redonne la place qu’ils méritent aux acteurs souvent méconnus de cette tragédie, qu’il s’agisse des populations congolaises ou des courageux défenseurs des droits de l’homme que furent Sir Casement, Edmond Morel ainsi que les missionnaires protestants - Noirs américains - notamment le pasteur presbytérien William Sheppard.
Anicet Mobe
* Belfond, Paris, 1998, 435 pages, 139 F.
Comment by Petityabavieux on December 20, 2011 at 11:17am © 2012 Created by Administrator.
You need to be a member of AFRICANATUBE to add comments!
Join AFRICANATUBE